SUITE AU COURRIER D’UN CANDIDAT RECALE

Madame la Présidente,

En réponse à votre question : «  – quant à la passation d’un mémoire pour M. XXXXX ». voici des éléments de réponse.

Durant l’entretien, nous avons été vite perplexes par le décalage constaté entre l’écrit et l’oral. Ceci, nous a  fortement interrogés sur l’origine des éléments de preuve référés par le candidat.  Nous avons eu le sentiment que les documents écrits servaient bien la constitution du dossier et l’oral reflétait nettement moins l’analyse d’expériences ce qui est portant bien l’une des compétences attendues. Nous avons également eu beaucoup de doutes sur la cohérence entre le vécu et récit oral.

Nous avons cherché à évaluer le degré de complémentarité, d’interaction entre les différents éléments de preuve proposés à l’écrit.

Les questions suivantes ont été tirées du dossier:

« page .xx, vous dites que vous pratiquez l’activité yyyyyyy avec la psychomotricienne, comment vous servez-vous de ce que vous avez vu, entendu, ressenti dans votre travail éducatif ? Quelle différence y a-t-il entre votre travail et celui de la psychomotricienne ? Comment se complètent-ils ? »

La réponse à ces questions n’a apporté aucun éclairage sur le mode de collaboration efficient avec l’acteur : la psychomotricienne. La position décrite et verbalisée par le candidat relevait d’un simple accompagnement « physique » non élaboré  termes objectifs.

- « Vous parlez de collaboration avec d’autres professionnels, quelle est-elle ? »

(La raison  de cette question était  : votre dossier fait état d’une liste de tâches, de participation au fonctionnement collectif de la structure, mais qu’en est-il de sa place d’éducateur dans ces différentes tâches ? Qu’y apportez-vous de spécifique ?)

- « vous dites que vous expliquez aux jeunes du  service que les règles, règlements,  existent dans un but bien déterminé ? Lequel ? »

La question est importante quand on travaille auprès de personnes en difficultés sociales. Je pensais que nous aborderions la notion de loi, de cadre, de protection, à minima.  Les réponses ont tourné autour de la sanction.

Nous avons effectivement préconisé collectivement que le candidat se soumette à une épreuve orale et s’y prépare pour mettre en évidence ses aptitudes ce qu’il n’a pas été en mesure de faire. Le prochain oral permettrait-il de disculper la problématique citée dans le 1er paragraphe de ce courrier ?

Nous n’avons pas conseillé l’écriture d’un mémoire car le dossier est bien écrit. La soutenance orale n’a pas été aussi efficace  que l’écrit, et de loin. A l’oral, les aptitudes ne sont en aucun ressorties de manière formelle.

Voici une présentation des notes que j’avais conservées, nous avions eu un débat ayant pour thème la fonction 2. Je n’ai pas gardé de traces, l’ayant trouvé assez banal et plaqué surtout.

Par ailleurs le travail d’un ES se situe dans le réel. S’il s’appuie sur des éléments théoriques, ceux-ci sont une base ou un support et ne sont en aucun cas des révélateurs du travail éducatif qu’un jury se doit d’apprécier dans une VAE.

Si l’écrit nous semblait de qualité, l’oral n’a pas permis de mettre en évidence une identité professionnelle appuyée sur des illustrations tirées du quotidien. Le candidat a simplement fait état de participations diverses dans certaines activités. Je n’ai pas pu évaluer une posture éducative dans la mesure où il manquait d’aller-retours entre théorie et pratique. J’ai senti ces deux domaines quelque peu cloisonnés. Le candidat a privilégié le « faire » mais n’a jamais pu répondre sur le pourquoi.

Enfin, un jury, n’a pas à souffler à un candidat les réponses qu’il aurait souhaité entendre. Mr XX dit n’avoir jamais pu répondre « au manque d’implication personnelle » pour reprendre ses propos. Il a parfaitement raison puisque jamais une question en ce sens ne lui a été posée. Il faut simplement noter que ce constat fait par le jury, est une synthèse commune des membres concernant la prestation du candidat au cours des ¾ d’heures lui étant impartis.

Enfin un DEES n’est ni une fatalité ni une formalité même si l’on se trouve en poste depuis un certain nombre d’années. Se présenter à un examen englobe le fait que l’on peut obtenir le diplôme visé ou non.

Quant à la teneur du courrier transmis par le candidat, il évoque en des points multiples des questions de forme, mais évite parfaitement les questions de fond ayant conduit ce candidat à ne voir que deux épreuves sur quatre validées. Cet écrit, me renforce dans ma conviction qu’il manque et qu’il a manqué une introspection et une remise en question qui auraient dû transparaître au cours de l’entretien, ce qui n’a jamais été le cas.

Veuillez agréer, Madame la présidente, mes respectueuses salutations.

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